Verdict — Une note de 6,9, que la structure des pages tire vers le haut et que la destination des liens ramène vers le bas.

Contenu gratuit
Contenu accessible 24h/24
Inscription non requise.
Contenu à visée informative, bien structuré, Test d’auto-évaluation interactif, Sujets variés (addiction, jalousie, hypersexualité).
Renvoie plusieurs fois vers une même ligne de téléphone rose, Autrice identifiée (Hélène) mais sans qualification professionnelle affichée.
Avec 6,9/10, Dépendances se distingue surtout par contenu à visée informative, bien structuré, en dépit de renvoie plusieurs fois vers une même ligne de téléphone rose.
Les cartes ci-dessus restituent les déclarations du site. Ce qui suit détaille le calcul.
Le crédit le plus solide
La sobriété de l'outil proposé. Le questionnaire se remplit sans identifiant, sans adresse électronique, sans création de compte : rien du lecteur n'est réclamé avant de cocher, rien ne lui est demandé après. Sur un sujet qui touche à ce qu'une personne vit de plus intime, c'est la première vérification à faire, et elle passe.
La rédaction souligne ce qu'elle ne crédite pas pour autant : la valeur de l'outil comme instrument. Un questionnaire de ce type totalise des réponses ; le chiffre obtenu résume des cases cochées et ne décrit personne. L'expression qui donne son titre à ces pages relève de l'usage courant et non d'une nomenclature médicale, et le site n'affirme rien de plus. La note porte donc sur la discrétion du dispositif, pas sur sa justesse, que ce comparatif n'a pas les moyens d'apprécier.
Le second crédit
Des articles réellement charpentés : des intertitres qui découpent, des paragraphes qui répondent à une question chacun. L'étendue suit — le site ne se limite pas à une seule forme de dépendance et traite aussi celles qui touchent aux contenus et à l'activité sexuelle. Là encore, la rédaction juge la charpente et non la matière, pour laquelle il faudrait une compétence qu'elle n'a pas.
Le débit qui fixe la note
La destination des liens, répétée. Au fil des pages, la lecture aboutit à une ligne dont le prix suit la durée de la conversation. Le propos du site porte sur des usages qui échappent à celui qui les a, et les sorties qu'il propose se règlent au temps passé : les deux ne se contredisent pas formellement, ils se contredisent d'effet.
La rédaction pondère ce défaut plus fortement ici qu'ailleurs, et le justifie. Sur un site marchand ou de divertissement, une sortie payante est ordinaire et n'entre pas dans le calcul. Sur un site qui informe sur une difficulté, elle interroge la finalité de l'information, et c'est cette question que la note enregistre.
Le second débit
Un prénom pour signature, sans titre ni rattachement. Là où la compétence de qui écrit ferait autorité, son absence est elle-même un renseignement : ce qu'on lit relève de la vulgarisation, et le site ne prétend pas autre chose. La note ne sanctionne pas la modestie de la prétention ; elle enregistre que rien ne garantit ce qui est avancé.
Ce que les cartes ne montrent pas
Le sort des réponses saisies. Rien n'indique si le calcul s'effectue dans le navigateur du lecteur ou sur un serveur distant, et la différence est considérable pour un questionnaire de cette nature. La rédaction n'a pas mesuré ce point et le signale comme une zone d'ombre.
Où cette note situe le site
Huitième de la rubrique, avant-dernier, dans le groupe des entrées sans offre. Il y figure non pour ce qu'il écrit, qui vaut mieux que sa place, mais pour la nature de ce vers quoi il envoie.
Ce qui ferait bouger la note
Le retrait des sorties payantes vaudrait un demi-point et changerait la lecture de la fiche entière. Un titre affiché à côté de la signature vaudrait un quart. La prochaine lecture dénombrera les liens, ce que celle-ci s'est contentée de constater.
Ce que la rédaction ne fait pas sur cette fiche
Elle ne dit pas si les contenus de ce site sont justes, et elle ne conseille à personne de remplir ou de ne pas remplir son questionnaire. Ces deux jugements demanderaient une compétence qu'elle n'a pas, et une page de comparatif qui les porterait sortirait de son rôle.
Ce qu'elle fait, en revanche, est de signaler deux choses vérifiables : que l'outil proposé ne réclame aucune donnée personnelle, ce qui est une bonne nouvelle pour qui hésite à l'utiliser, et que les pages conduisent vers un service payant, ce qu'un lecteur venu chercher de l'information a le droit de savoir avant de cliquer. La note pèse ces deux faits et rien d'autre.